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made in moi - Page 9

  • Le dernier dimanche...Ou presque...

    Il n’y a pas à dire quand l’idée a fait son chemin jusqu’au creux de votre mémoire, bien inscrite dans la moindre parcelle de petits neurones et centimètres de peau, il est difficile d’accomplir une virevolte magistrale et de faire comme si rien n’avait été convenu…

    Les vacances à son bras étaient faites pour être charmantes.

    Les vacances dans ses bras étaient faites pour être torrides à n’importe quel moment du jour ou de la nuit.

    Il avait juste été décidé et admis d’emblée que lorsque ce dernier dimanche d’août pointerait ses heures, l’histoire s’arrêterait, chacun reprenant sa vie, son chemin pour le meilleur ou pour le pire.

    Rien de plus facile à envisager lorsque vous êtes au premier jour du reste de toutes ces minutes qui ne peuvent être qu’idylliques …

    Mouais …

    ???

     

    - « Oui !!! C’est nous !!!

    - Coucou !!!

    - C’est pas si mal de rentrer…

    - Alors, c’était comment tes vacances ?

    -  C’est fou comme ça a passé vite !

    - Tu as vu comme je suis bien déroulée ?

    - Bah, tu n’as pas de mal pour cela, tu as de la lettre qui en jette !

    - C’est certain, il n’y a pas plus hipe que moi !

    - Peut être… Cependant, tu devrais faire attention…

    A trop alambiquer tes lettres, tu vas en perdre ta forme et devenir une ligne commune…

    - Tu dis ça parce que tu es jaloux, en petit adverbe que tu es !

    - Tu sais ce qu’il ne te rajoutera pas la prochaine fois, le petit adverbe ?

    - Ouh lala ! C’est fini vous deux !

    Nous rentrons de vacances, ce n’est pas le moment de se la coller en pâtés étalés sur le carreau !

    - Toujours le graphite agité, Petit Crayon !

    - La tirade à plat plutôt !

    Encore à ramener sa mine en veux tu, en voilà, histoire d’en marquer le plus possible, en bon frimeur des lignes qu’il est !

    - Mais non, je ne suis pas un frimeur !

    Je vous rappelle que c’est parce que je suis son chouchou que vous êtes ainsi !

    Moi, je suis de toutes les histoires et j’en fait bisquer plus d’un !

    - Hum, hum …

    Moi aussi, je fais partie de tous ses écrits, je pourrai faire tanguer mes lignes et agiter mes carreaux pour vous en mettre plein les traits !

    - Même pas cape ! Tu es bien trop guindée pour cela !

    - Diantre non !

    - Si, si !

    - Fichtre non !

    - Je te répète que si !

    - Tiens, je vais te montrer moi, si je suis guindée !

    - Non mais ça ne va pas !

    - Stop, pitié, j’ai le mal de mer !

    - Argh … ! Je perds une lettre et je ne sais plus qui je suis !

    - Au secours ! Je suis assaillie par les adjectifs !

    - Aaaaaaaaaaaaaa …

     

    - NON MAIS !!!

    Qu’est ce que tout ce raffut ?

    Bougez vous, petits sacripans !!!

    Et le cahier, remets tes lignes comme il se doit !

    Toi, Petit Crayon, tu t’es vu !

    Je dois cauchemarder la zizanie des lettres !

    Bande d’écourtés chenapans, marmousets braillards !

    Regardez moi cette pagaille !!!

    - On rentre de vacances !

    On se dit juste coucou à la manière de la cour de récréation avant la sonnerie de la rentrée ! On a pensé que ça pouvait être drôle de …

    - Cela n’est pas drôle du tout !

    Que vais je faire de vous en débraillés de consonnes ou de voyelles ?

    Aujourd’hui en tout cas, rien du tout, nous finirons l’histoire une autre fois.

    Allez zou, tout le monde se range et se tient bien à carreau.

    Chut, Petit Crayon, pas de commentaire !

    DU SILENCE !!!

     

    Bien, j’en suis navrée cependant, nous allons laisser ces canaillous facétieux se reposer encore quelques jours et je vous retrouverai pour achever cette histoire en made in moi. 

    Je terminerai comme il se doit, cela va de soi. »

     

     

    -« Que veux tu ?

    - Moi, moi !!!

    - Petit Crayon, dans la trousse tout de suite !

    - Nan, pas la trousse … !

    - On se tait !

    - Daccord… Scrichpechichepitchhhhh….

    Ziiiipppppppppppp

    - Heu … J’ai peur du noir !

    - SILENCE !

    - D’accord…

     

    Soupir … Enorme.

    J’en étais où ?

    Ah oui…

     

    -« Que veux tu ?

    - Juste toi. »

  • Variable improbablement sardanapalesque du désir ... ou pas ...

    Plouf, plouf…

    Trois petits cochons…

     

    Et alors que tu commences à fredonner cette comptine, je me mets à imaginer ce que tes mains expertes, entre autres, vont faire de moi et je me mets à désirer ardemment que le choix établi soit n’importe quelle sélection du petit cochon tombé je ne sais où.

    Il n’avait qu’à faire attention ce bestiau là !

    Néanmoins, qu’il chute et vite, quoiqu’il en soit !

     

    Mon bas des reins, à ce moment là, hurle déjà son envie de toi alors que le reste de mon corps plus sage, frissonne perceptiblement à l’idée du contact de ta peau sur la mienne.

    Cependant, soyons clairs, je me suis vite posée un bandeau sur mon imagination afin qu’elle ne déclenche pas plus en avant une panique générale de désirs dans tous ces centimètres qui ne veulent que toi.

    J’ai déjà assez de mal à maîtriser tout ça, si en plus elle s’en mêle, ça ne sera plus une cascade d’orgasmes mais je ne serai plus que ceux là.

    Il faut que je m’interdise de penser à ta langue qui s’immisce en furieusement tendre dans ma bouche me délivrant ces délicieuses sensations qui me font perdre pieds, à tes mains fortes et douces qui me conduisent où elles veulent, à ta peau exquise de douceur qui me fait concevoir une envie de vivre nue contre toi, à tes coups de reins impétueusement voluptueux qui me laissent entrevoir ce que folie tendre peut être, à …

     

    STOP !!!

    Psitttt … 

    ON SE CALME !!!

    Heu … ?

    D’accord.

    Zut, j’en ai Petit Crayon qui a rougi …

    Roooh !

    Tant pis !

    (merci petite voix)

    Je continue …

    Bah si, il faut toujours conclure …

     

    Alors, je t’en conjure, dépêches toi de « plouffer » vite que l’un des trois tombe en grand "paf" , "pif" ou "pof" et racontes moi ta sensualité merveilleusement enivrante dont toi seul possède le secret.

    Je t’expliquerai en retour, bien sûr, ce que j’en pense en caresses et en baisers tout juste faits pour toi afin que nous poussions plus loin encore l’harmonieuse vibration en magnifiquement fabuleux.

     

    Pouf, plouf…

    Et mon cœur fichtrement s’emballe.

     

    Tu souris.

     

    Plouf, plouf…

    Et mon corps foutrement s’affole.

     

    Plouf…

     

    Je n’y tiens plus.

    Je suis désormais prête à liquider tous les cochons du monde !

     

    Plouf…

     

    Tu m’enserres la taille au plus près tandis que je me fiche soudain de tout, il n’y a plus que toi, il n’y a plus que moi…

     

     

     

    Et les petits cochons s’en vont en facétieux compères silencieux, sur la pointe des sabots, en se trémoussant certes un tantinet mais, en gardant leur groin bien fermé afin de ne pas déranger .

     

     

     

    -« Que veux tu ?

    - Juste toi. »